Peut-être avez-vous déjà pris l’avion à destination du Japon. Si vous êtes chanceux, vous pourrez admirer depuis votre hublot la mer, le Kazakhstan, les grandes villes chinoises ? En fait, vous ne pourrez rien admirer du tout. En partant de France pour aller vers le Japon, les avions font un important détour par le Nord, rallongeant considérablement la distance et le temps de vol. Alors pourquoi ne pas voler directement en ligne droite ? C’est en se posant cette question que l’on découvre les secrets des trajectoires des avions. Et ces dernières sont beaucoup plus complexes que ce que l’on imagine… En effet, certaines zones du monde sont étonnamment évitées. Parmi ces zones par exemple, on retrouve l’Himalaya, la Pacifique, la Parthénon ou encore l’Al Kaaba, lieu sacré des musulmans. Quel est donc le point commun de tous ces lieux ?

#1 Le Pôle Nord. Voici le trajet emprunté pour un vol Alaska/Moscou. 

On s’interroge : pourquoi ne pas couper par le Pôle Nord ? Ainsi, plusieurs milliers de kilomètres de trajet pourraient être économisés. La réponse qui se cache derrière cet étonnant détour est en fait le danger ! En effet, il se trouve dans cette zone trois grandes peurs des pilotes. Tout d’abord, le Polar Jet Stream, des vents extrêmement puissants de haute altitude, pouvant provoquer d’importantes turbulences et des retards considérables. Intervient ensuite le risque de dérèglement des appareils de bord. En effet, à proximité du Nord magnétique, les boussoles et autres appareils de navigation ont tendance à devenir fous… Difficile alors de naviguer correctement. Entrent finalement en jeu les radiations solaires. Au Pôle, le bouclier magnétique et atmosphérique de la Terre protège beaucoup moins des vents solaires. Pour les passagers, rien de bien inquiétant, cela pourrait correspondre à passer quatre radiologies à la suite, mais pour le personnel de bord, effectuant ce vol plusieurs fois par mois, cela devient plus dangereux. En 2018, une hôtesse coréenne atteinte de leucémie, était la première à demander une reconnaissance d’une accident du travail, après avoir traversé, durant pas moins de six longues années, cette voie polaire. Toutefois, même si la majorité des compagnies aériennes l’évitent, certain survolent tout de même cette zone de dangers. La vraie raison à cela, c’est qu’il se cache un gros problème politique dans cette zone. Durant l’époque soviétique (1960-90), aucun avion occidental n’était autorisé à survoler le territoire. Un vol EU-Corée avait fait l’erreur de pénétrer de peu l’espace russe, ce qui lui avait valu d’être instantanément éliminé. 

Avec la fin de la guerre froide, la Russie finira par ouvrir son espace aérien. Seulement, une seule compagnie aérienne par pays sera autorisée à survoler son territoire. AirFrance est alors la seule compagnie française à avoir ce privilège. Certains pays n’ont tout bonnement pas le droit de survoler la Russie. Survoler ce territoire est alors très cher : environ 10 000 euros par avion et par vol, ce qui rend le couloir sibérien couloir le plus rentable de l’histoire. 

#2 Le Pôle Sud. Sur la papier, peu de raisons pourraient amener à survoler cette zone, hormis pour un trajet Australie/Chili peut-être. Mais la raison pour laquelle les pilotes évitent cette zone se trouve ailleurs. L’antarctique n’est pas de la banquise, mais bien un vrai continent, avec des montagnes recouvertes de neige et des conditions météorologiques extrêmes. Très peu de pilotes ont envie de surmonter ces conditions, hormis peut-être, pour s’amuser… En 1979, la compagnie Air New Zealand se propose de réaliser un vol touristique de quelques heures, offrant ainsi à ses passagers l’opportunité d’observer l’Antarctique de plus près. Seulement, ce jour là, il y avait ce que l’on appelle un « whiteout » (ou « blanc dehors »). Les pilotes ne voyaient absolument rien, et n’ont pas vu qu’ils fonçaient tout droit dans le Mont Airbus, entrainant avec eux 250 personnes. 

#3 L’Himalaya. Aussi étonnant que cela puisse paraître, on peut trouver quelques aéroports en pleine montagne, comme l’aéroport de Courchevel par exemple. Dans l’Himalaya, il y a le célèbre aéroport de Iukla, qualifié comme l’un des plus dangereux du monde : une piste très courte, inclinée, avec un grand précipice au bout… Mais le problème se trouve ailleurs. Dans les avions, on ne dispose que de 10 à 20 minutes de réserve d’oxygène. En cas de dépressurisation, pour que les passagers et l’ensemble de l’équipage puissent respirer sans aide, il faut que l’avion descende en dessous de 3 000 mètres, altitude à laquelle l’oxygène est en quantité suffisante. Il faudrait alors que les pilotes évoluent… entre les montagnes. C’est ce qui se passe le 13 octobre 1972, quand un avion uruguayen s’écrase dans la Cordillère des Andes à 3 600 mètre d’altitude. Un tiers de l’équipe de rugby alors à bord ne survivra pas au premier jour. Le second tiers périt dans les 2 mois d’attente ayant suivi le crash, les autorités ayant abandonné les recherches, estimant que l’avion, blanc, serait introuvable dans la neige. C’est au bout de 10 jours de marche que deux des survivants rencontrent un fermier local. Au total, 16 survivants, ayant bravés le froid et le manque de nourriture durant près de 2 mois. 

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