Depuis 2019, la réglementation ULM a changé. Désormais, l’ULM (Ultra-Léger-Motorisé), pèse au maximum 300 kilos au décollage pour un monoplace (paramoteur ou pendulaire), ou 500 kilos, pour un biplace de type multi-axe. Ces masses sont portées à 315 et 525 kilos lorsque l’aéronef est équipé d’un parachute. En outre, l’ULM doit pouvoir se poser à une vitesse de 65 KMH pour un pendulaire par exemple, ou 70 KMH pour le multi-axe. Toutes ces caractéristiques le différencient du planeur et de l’avion. Ces machines sont de plus en plus modernes, sures, silencieuses, et économes. Il existe au total pas moins de 6 classes d’ULM. Le paramoteur, le pendulaire, le multi-axe, l’autogire, l’aérostat, et l’hélicoptère.

Classe 1 : le paramoteur. Il est composé d’une voilure souple, comparable à celle d’un parachute ou d’un parapente, avec un moteur fixé derrière le dos, ou sur un chariot. Sa masse masse maximale ne dépasse pas les 300 kilos pour un monoplace, et 450 kilos pour un biplace. Équipé d’un parachute, cette masse peut aller jusqu’à 475 kilos pour un biplace. Souvent démontable, il est facilement transportable et offre une grande liberté dans son évolution. Le décollage se fait à pieds ou en chariot motorisé. Enfin, le paramoteur se déplace à une vitesse comprise entre 40 et 70 KMH, selon les modèles. 

Classe 2 : le pendulaire. Il représente l’équivalent d’un deltaplane, avec une voilure flexible sous laquelle est accroché un chariot motorisé. Une fois confortablement installé, il se pilote en manoeuvrant le trapèze relié à la voilure. Ses masses maximales sont les mêmes que celles du paramoteur, et il peut également être équipé de parachute. Les pendulaires ont beaucoup évolué. Ils permettent de voyager en toute liberté avec une grande autonomie. Ils volent en général autour des 100 KMH, même si certains modèles vont jusqu’à atteindre les 140 KMH. Les décollages et atterrissages sont possibles sur des terrains très courts. 

Classe 3 : le multi-axe. Il est l’ULM qui d’apparence se rapproche le plus d’un avion. Confortable, il permet de voyager sur de longues distances. Certains modèles permettent même de dépasser aisément les 200 KMH. Équipé d’un parachute, sa masse maximale est de 525 kilos pour un appareil biplace. On le nomme multi-axe, car il se pilote en gouvernes aérodynamiques, le plus souvent sur 3 axes : gouverne de direction, de profondeur, et les ailerons. Le multi-axe se décline dans de nombreuses variantes. Avec ou sans cabine, ailes basses ou ailes hautes, il en existe aussi des version bi-plans. 

Classe 4 : l’autogire ou le giro-coptère. Malgré ses apparences d’hélicoptère, le rotor principal, une voilure tournante, joue simplement le rôle d’une aile. Plus il prend de la vitesse, plus le rotor tourne vite pour donner de la portance et ainsi pouvoir soulever l’autogire. Le moteur arrière lui assure la propulsion. Comme pour le multi-axe, sa masse maximale ne dépasse pas les 330 kilos pour un monoplace, et 500 kilos pour un biplace, ou encore 525 kilos lorsqu’il est doté d’un parachute. L’autogire est très maniable, et peut évoluer sur de nombreux terrains. Il est facile à transporter et à stocker. Certains modèles peuvent atteindre 140 KMH. 

Classe 5 : l’aérostat ultra-léger. Tel un dirigeable ou une montgolfière, l’aérostat ultraléger peut voler grâce à son enveloppe remplie d’helium ou d’air chaud. Sa masse maximale en volume varie selon la réglementation européenne. Elle va de 1200 à 2000 m3 si elle contient de l’air, ou de 400 à 900 m3 lorsqu’elle contient du gaz. Équipé d’un moteur, l’aérostat peut atteindre les 40 KMH. 

Classe 6 : l’hélicoptère ultraléger. Monomoteur, il est tr§s maniable et se pilote grâce à ses gouvernes aérodynamiques. Comme pour le multi-axe ou l’autogire, sa masse maximale ne dépasse pas les 330 kilos pour un monoplace, 500 kilos pour un biplace, et 525 kilos avec un parachute. 

Alors, quelle classe allez-vous choisir ? 

L’ULM en France, ce sont plus de 16 00 licenciés, 800 bases ULM et 400 aérodrome classiques à travers le territoire. L’ULM, ce sont aussi des machines variées, simples, pas nécessairement couteuses, et donc accessibles à tous ! Il est possible d’apprendre à piloter dès l’page de 15 ans. La fédération française d’ULM offre de nombreuses aides. La première licence est gratuite pour les jeunes de moins de 25 ans ou pour les femmes pilotes. La pratique de l’ULM est basée sur un système déclaratif simple et responsable. Un ULM s’exploite uniquement sous la responsabilité du pilote, qu’il soit propriétaire ou non de sa machine. 

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