Une jeunesse bercée par la tradition militaire. 

Imad Lahoud, pilote privé à ses heures perdues, est né le 7 octobre 1967 à Beyrouth dans une famille à la longue tradition militaire. Son grand-père a servi dans l’armée française du temps où le Liban était sous mandat français. Quant à ses oncles, ils ont tous occupé de hautes fonctions. Le premier, Victor Khouri, a été commandant en chef de l’armée libanaise et a même été ministre de la Défense, le second, Michel Khouri, a dirigé le Deuxième bureau – les services de renseignement de l’armée – pendant des années. Son père, Victor Lahoud  était également officier – comme deux de ses frères formés en France au sein de l’Ecole d’application de la cavalerie de Saumur.

Des mathématiques à l’aéronautique. 

Jeune étudiant, c’est après l’obtention de plusieurs diplômes en mathématiques, qu’il se tourne finalement vers la finance, et décroche une place à la Citibrank, avant de passer 4 ans à Londres pour des postes chez USB Merrill Lynch et Salomon. Quittant Londres quelques années plus tard par amour, il se retrouve sans emploi. Il intègre l’Éducation Nationale et exerce comme professeur de maths, mais s’en lasse. Il ne mettra que peu de temps avant de revenir à sa première passion : l’aéronautique. En 2013, un de ses amis lui propose alors d’être le Manager de transition d’Airbus. Trivialement, il s’agit de sécuriser le savoir-faire de l’entreprise. L’occasion pour le jeune passionné de sauver 980 emplois tout en sécurisant la technologie pour Airbus. Se laissant guider par diverses rencontres, il devient consultant pour Asystem. 

C’est plus tard qu’il décide de se lancer dans un projet avec des amis. Ensemble, ils veulent mettre au point un équivalent de Blablacar pour les avions de tourisme : Ô My Fly. 

Mais en 2016, Imad Lahoud est contacté par un ami d’Airbus, lui confiant une courte mission. Le voici donc parti pour les Émirats-Arabes Unis, à Abu Dhabi, où il ne possède pour l’heure aucun contact. Sa mission : moderniser des avions militaires. Parti pour 3 mois, il occupera ce poste 2 ans et demi, laissant derrière lui ses 4 enfants. Un changement radical. Doucement, il s’acclimate à sa nouvelle vie et s’adonne pleinement à sa passion pour l’aéronautique. Nommé responsable des relations institutionnelles, Imad Lahoud est ensuite sollicité pour venir en aide à une unité de l’armée de l’air, le Joint Aviation Command. Il évolue au cœur de plusieurs unités d’hélicoptères français, américains ou encore canadiens. Mission réussie pour le jeune expatrié français, qui met ainsi un premier pied dans l’armée émirienne. Il se voit offrir par le propriétaire de l’entreprise un poste de directeur générale d’une nouvelle filiale qu’il souhaite alors mettre en place : Atlas Aerospace. 

Partenaire d’Airbus, Atlas Aerospace s’envole grâce à Imad Lahoud. 

Durant 3 ans et demi, Imad Lahoud va partager son temps entre vols d’essais et vols de vérification en plein désert aux côtés de militaires. Au sein d’Atlas Aerospace – petit dernier du conglomérat Atlas Group d’Ahmed Seddiq al-Mutawaa, un proche du clan familial régnant à Abu Dhabi, les al-Nahyan – le pilote d’avion privé à ses heures perdues est épaulé par Ali al-Marzooqi, ex-officier des forces spéciales, et par Simon Copeland, ancien spécialiste de l’ingénierie d’armement du ministère britannique de la défense. 

Le franco libanais et ses 65 collaborateurs vont de contrat en contrat, allant de la pose d’instruments de guerres électroniques sur des avions (electronic war fair) à la mise en place de radars sur des avions pour la Joint Aviation Command. 

Aux côtés d’Airbus Group et de Boeing, la société émiratie de maintenance, de formation et d’intégration aéronautique, Atlas Aerospace, est l’un des sponsors du dernier Global Aerospace Summit, qui se déroulait du 30 avril au 2 mai à Abu Dhabi. Son Directeur Général, le franco-libanais Imad Lahoud, en était l’un des speakers de référence. Parti de rien aux EAU, il n’aura fallu que quelques années au passionné d’aviation qu’est Imad Lahoud pour se faire un nom dans le milieu de l’aéronautique.

Devenir pilote d’ULM, étape par étape.

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