À quelques kilomètres des grands châteaux du Médoc et du centre de Bordeaux, Mérignac abrite l’un des écosystèmes aéronautiques, spatiaux et de défense les plus structurants de France. Assemblage des Rafale et des Falcon, activités de maintenance, électronique embarquée, spatial, formation, essais et sous-traitance : derrière l’image d’une commune d’aéroport, la Gironde dispose d’un appareil industriel stratégique, largement porté par la puissance de son bassin aéronautique.
Quand on évoque la grande industrie aéronautique française, Toulouse s’impose presque mécaniquement dans les esprits. Airbus, les chaînes d’assemblage, le spatial, les écoles et les grands sites de recherche ont façonné l’image de la métropole occitane. Bordeaux et, plus encore, Mérignac occupent une place moins visible dans ce récit national.
Pourtant, la commune située à l’ouest de Bordeaux ne se résume ni à son aéroport ni à son rôle de porte d’entrée touristique vers le vignoble girondin. Elle constitue le cœur d’un bassin industriel qui réunit de grands groupes de l’aéronautique et de la défense, une chaîne dense de sous-traitants, des capacités de formation, des activités de maintenance et une présence militaire historique.
À Mérignac, le secteur prend des formes très concrètes : le Rafale et les avions d’affaires Falcon de Dassault Aviation y sont assemblés et livrés ; Thales y développe notamment des systèmes électroniques et de mission ; l’aéroport accueille des opérations liées à l’aviation civile et d’affaires ; la base aérienne 106 rappelle le poids de la Défense dans l’identité du territoire.
L’enjeu dépasse largement les limites communales. Mérignac appartient à un ensemble plus vaste, souvent désigné sous le nom de Bordeaux Aéroparc, qui associe également Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles et Martignas-sur-Jalle. Autour de cette géographie se construit une filière où l’aéronautique civile, le spatial, les technologies duales et la défense se nourrissent mutuellement.
Cette discrétion relative ne réduit pas son importance. Dans une économie girondine volontiers identifiée au vin, au tourisme ou aux services, l’industrie aéronautique représente un facteur de stabilité, d’exportation, d’innovation et d’emploi qualifié. Elle est aussi confrontée à des défis considérables : montée en cadence des programmes de défense, recrutement, décarbonation, souveraineté technologique et adaptation des compétences.
Mérignac, une ville d’aéroport devenue territoire industriel

L’histoire aéronautique de Mérignac ne date pas de l’essor récent des mobilités aériennes. La présence d’infrastructures aériennes et militaires a progressivement structuré le territoire au cours du XXe siècle, attirant constructeurs, équipementiers, services spécialisés et formations.
Cette histoire explique la singularité du site. À Mérignac, l’aéroport civil, la base aérienne, les installations industrielles et les activités de recherche évoluent dans un même environnement. Cette proximité n’est pas anodine : elle facilite les essais, les livraisons, les opérations de maintenance et les interactions entre industriels, donneurs d’ordre publics et sous-traitants.
La Ville de Mérignac décrit elle-même ce territoire comme un pôle majeur de l’aéronautique, du spatial et de la défense. Selon les données présentées dans son dossier sur la filière, Bordeaux Métropole regroupait 300 établissements industriels, environ 20 000 emplois et 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans ce secteur en Gironde. Ces données doivent être lues comme un ordre de grandeur territorial, établi dans un contexte donné, mais elles illustrent la concentration industrielle du bassin bordelais. La Ville de Mérignac souligne également la présence de grands donneurs d’ordre tels que Dassault Aviation, Safran, ArianeGroup et Thales.
Le développement de l’aéroparc bordelais s’est construit sur une logique industrielle complète. L’activité ne repose pas uniquement sur les usines visibles et les grands noms du secteur. Elle englobe aussi la mécanique de précision, les matériaux composites, l’électronique, l’usinage, les systèmes embarqués, le contrôle qualité, l’ingénierie, les logiciels, la logistique ou encore les services de maintenance.
Cette densité crée un effet d’entraînement. Lorsqu’un programme aéronautique progresse, ce ne sont pas seulement les grands assembleurs qui sont sollicités. Toute une chaîne de fournisseurs, de bureaux d’études, de centres de formation et de prestataires spécialisés est concernée.
Dassault Aviation, le cœur industriel de Mérignac
Impossible d’évoquer Mérignac sans s’arrêter sur Dassault Aviation. Le site est connu pour l’assemblage final et la livraison d’avions militaires Rafale ainsi que d’avions d’affaires Falcon. Il place la commune sur la carte mondiale de l’aviation de défense et de l’aviation d’affaires.
Le Rafale, programme emblématique de l’industrie française de défense, concentre un enjeu industriel et stratégique majeur. Sa production alimente les besoins des forces françaises, mais aussi des clients à l’export. Chaque appareil mobilise une chaîne de compétences très large : structures, motorisation, électronique, armement, radars, logiciels, essais, maintenance et formation.
Le Falcon relève d’une autre logique de marché. L’aviation d’affaires dépend des besoins de mobilité des entreprises, des dirigeants, des opérateurs spécialisés et de certains États. Elle constitue un secteur exigeant, soumis aux cycles économiques mondiaux mais porté par une clientèle internationale attentive aux performances, à la cabine, à l’autonomie et aux services associés.
Mérignac réunit donc sur un même site deux univers différents, mais complémentaires : la souveraineté militaire et l’aviation d’affaires haut de gamme. Cette double spécialisation donne au territoire une forme de résilience. Les programmes militaires bénéficient d’une visibilité souvent plus longue, liée aux commandes publiques et aux contrats d’exportation. L’aviation d’affaires, elle, ouvre des débouchés sur des marchés internationaux spécifiques.
Le rôle de Dassault ne doit cependant pas masquer la diversité de l’écosystème local. L’assemblage final est la partie la plus visible de la chaîne, mais il dépend d’un réseau considérable d’équipementiers et de sous-traitants, en Gironde comme dans le reste de la France.
Thales, l’électronique embarquée et les technologies critiques

L’aéronautique moderne ne se résume pas à la fabrication d’une cellule ou à l’assemblage d’un fuselage. Les appareils sont devenus des systèmes complexes, reposant sur une grande quantité d’électronique, de logiciels, de capteurs, de communications sécurisées et de données.
C’est dans cette dimension que s’inscrit la présence de Thales à Mérignac. Le groupe intervient dans des domaines essentiels pour l’aéronautique et la défense : avionique, systèmes de mission, navigation, radars, optronique, communication ou cybersécurité selon les activités et les entités concernées.
La valeur d’un avion dépend aujourd’hui largement de sa capacité à traiter et partager de l’information. Dans un appareil militaire, cela concerne la détection, la surveillance, la communication, l’identification de menaces et la coordination avec d’autres plateformes. Dans l’aviation civile, les enjeux touchent à la sécurité, à l’assistance au pilotage, à la navigation et à l’efficacité opérationnelle.
Cette évolution transforme aussi les besoins de recrutement. Les métiers aéronautiques ne sont plus seulement associés à la mécanique, aux matériaux ou à l’assemblage. Les industriels recherchent également des compétences en électronique, intelligence artificielle, données, cybersécurité, simulation et systèmes embarqués.
Le territoire de Mérignac bénéficie ainsi d’une forte culture industrielle, mais aussi d’une montée en puissance des technologies numériques appliquées aux environnements critiques.
Une filière qui déborde largement de Mérignac
Mérignac est le point le plus identifiable d’un ensemble industriel beaucoup plus vaste. Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles, Martignas-sur-Jalle, Biscarrosse ou encore les zones industrielles du reste de la métropole participent à cette architecture aéronautique, spatiale et de défense.
Le Haillan accueille notamment une partie des activités d’ArianeGroup. Saint-Médard-en-Jalles représente un autre pôle majeur, lié à la propulsion, au spatial et aux programmes de défense. Martignas-sur-Jalle complète cette carte industrielle, tandis que Biscarrosse joue un rôle important dans les essais liés aux systèmes de missiles.
Cette répartition géographique traduit une caractéristique profonde de la filière girondine : elle est fortement orientée vers les technologies duales, c’est-à-dire susceptibles de servir à la fois des applications civiles et militaires.
La Région Nouvelle-Aquitaine a longtemps présenté cette spécialisation comme l’un de ses principaux atouts industriels. Dans les données relayées par la Ville de Mérignac à partir de la feuille de route régionale 2019-2022, la filière aéronautique, spatiale et défense représentait 70 000 emplois directs à l’échelle régionale et environ 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont une part importante à l’export. Ces données historiques rappellent la place de la région parmi les grands territoires français de l’aérospatiale.
Le bassin bordelais ne concurrence pas Toulouse sur le même modèle. Il propose une autre combinaison : moins centrée sur l’aviation commerciale de grande série, davantage structurée par la défense, l’aviation d’affaires, les systèmes embarqués, la propulsion, la maintenance et les technologies spatiales.
Cette complémentarité est un enjeu de souveraineté. Dans un contexte où l’Europe cherche à préserver ses capacités industrielles et technologiques, la capacité à concevoir, produire, entretenir et faire évoluer des équipements critiques devient stratégique.
Bordeaux Aéroparc, une logique de filière plutôt qu’une simple zone d’activités

L’Opération d’intérêt métropolitain Bordeaux Aéroparc a été pensée pour organiser cette montée en puissance industrielle. L’objectif n’est pas uniquement de construire de nouveaux bâtiments ou d’accueillir davantage d’entreprises. Il s’agit aussi de faciliter les échanges entre grands groupes, PME, laboratoires, organismes de formation et jeunes pousses innovantes.
Dans l’aéronautique, la proximité géographique peut compter. Elle favorise les coopérations techniques, les recrutements, la circulation des compétences et la capacité des sous-traitants à répondre rapidement aux besoins des donneurs d’ordre.
Cette logique de filière est particulièrement importante pour les PME. Un grand industriel peut s’appuyer sur des ressources internes considérables. Une petite entreprise spécialisée dans une pièce mécanique, un matériau composite, un logiciel d’essai ou une technologie de contrôle non destructif dépend beaucoup plus fortement de son environnement.
Le défi consiste à éviter une économie trop dépendante de quelques grands programmes. La diversification des activités — défense, aviation d’affaires, maintenance, électronique, spatial, drones, transition énergétique — permet de mieux absorber les variations de marché.
Le territoire doit aussi répondre à une autre question : comment maintenir les capacités industrielles tout en limitant l’impact environnemental des activités ? L’aéronautique est engagée dans une transformation profonde, avec des recherches sur l’allègement des appareils, l’optimisation des trajectoires, les carburants durables, l’électrification partielle, l’hydrogène et les nouveaux matériaux.
À Mérignac comme ailleurs, cette transition ne se jouera pas en une seule rupture technologique. Elle exigera des investissements, des compétences nouvelles et une capacité à faire évoluer progressivement les chaînes de production.
L’aéroport, une infrastructure civile au service d’un écosystème plus large
L’aéroport de Bordeaux-Mérignac est naturellement associé aux voyages de loisirs et aux liaisons nationales ou européennes. Mais son importance économique dépasse le trafic de passagers.
La présence d’une plateforme aéroportuaire facilite les activités d’affaires, la maintenance, les opérations spécifiques, les démonstrations, les essais, les livraisons et l’accessibilité internationale des industriels. Pour une entreprise travaillant avec des clients, fournisseurs ou ingénieurs répartis dans plusieurs pays, cette connexion directe reste un avantage concret.
L’aéroport participe aussi à l’identité hybride du territoire. Mérignac est à la fois une commune résidentielle, une ville d’activité tertiaire, un site militaire, une porte aérienne pour Bordeaux et un bassin industriel de premier rang.
Cette diversité représente une force, mais elle oblige aussi à des arbitrages. Les besoins des habitants, les mobilités quotidiennes, les nuisances sonores, la pression foncière et la préservation des espaces naturels doivent être conciliés avec le développement des infrastructures et de l’emploi.
L’aéronautique ne peut prospérer durablement sans acceptabilité territoriale. Les industriels comme les collectivités doivent donc intégrer les enjeux de transport collectif, de logement, de formation et de qualité de vie dans leur stratégie.
Une industrie qui recrute, mais qui peine à attirer tous les profils nécessaires
L’un des défis les plus immédiats du secteur est humain. La reprise des programmes civils, la montée en cadence de certaines productions de défense et le renouvellement générationnel créent des besoins de recrutement significatifs.
Les métiers recherchés couvrent un spectre très large :
- ajusteurs-monteurs ;
- mécaniciens aéronautiques ;
- chaudronniers ;
- techniciens de maintenance ;
- ingénieurs systèmes ;
- spécialistes en électronique embarquée ;
- experts en matériaux composites ;
- programmeurs et data analysts ;
- responsables qualité ;
- professionnels de la supply chain ;
- spécialistes de cybersécurité ;
- chefs de projet industriels.
Cette diversité est parfois mal connue du grand public. Beaucoup associent encore l’aéronautique à quelques métiers d’ingénieurs ou de pilotes. Or une chaîne de production aéronautique repose sur des centaines de savoir-faire différents, de la conception à la maintenance, en passant par le contrôle, la logistique et la certification.
La formation devient donc une priorité stratégique. L’Aérocampus Aquitaine, les lycées professionnels, les établissements d’enseignement supérieur, les écoles d’ingénieurs et les dispositifs d’alternance participent à cette réponse. Le territoire doit former davantage, mais aussi retenir les compétences face à la concurrence des autres bassins industriels français et européens.
Pour les candidats, le secteur offre des perspectives intéressantes, à condition de ne pas sous-estimer ses exigences. L’aéronautique fonctionne avec des normes élevées de qualité, de sécurité et de traçabilité. La rigueur, la capacité à suivre des procédures et le goût du travail collectif y sont aussi importants que la maîtrise technique.
Défense et souveraineté : le facteur qui distingue Mérignac
L’identité industrielle de Mérignac est intimement liée à la défense. La base aérienne 106, les activités de Dassault Aviation, les implantations de Thales et les sites voisins dédiés à la propulsion ou aux essais donnent à la Gironde un rôle spécifique dans l’appareil industriel français.
Cette spécialisation peut assurer une certaine visibilité économique. Les programmes de défense s’inscrivent souvent dans des calendriers plus longs que les cycles de consommation traditionnels. Ils dépendent néanmoins de décisions publiques, de budgets militaires, de relations internationales et de contrats complexes.
La défense ne protège pas mécaniquement une filière contre tous les aléas. Elle impose aussi des contraintes : exigences de confidentialité, contrôles à l’export, dépendance à certaines commandes, montée en compétence permanente et nécessité de sécuriser les chaînes d’approvisionnement.
Mais elle constitue un avantage comparatif fort. Les savoir-faire développés dans le domaine militaire irriguent aussi des applications civiles : matériaux résistants, systèmes de navigation, capteurs, simulation, maintenance prédictive, communication sécurisée ou cybersécurité.
C’est cette circulation des technologies qui donne au bassin bordelais une profondeur industrielle particulière.
Une visibilité encore limitée face au récit toulousain
La relative discrétion de Mérignac s’explique en partie par l’ombre portée de Toulouse. La capitale occitane incarne l’avion commercial européen, les grands programmes Airbus et une part considérable de l’imaginaire aéronautique français.
Bordeaux et Mérignac racontent une autre histoire. Moins spectaculaire dans l’espace public, elle est aussi plus fragmentée : aviation d’affaires, défense, spatial, systèmes électroniques, sous-traitance, maintenance, essais. Cette dispersion rend parfois le territoire moins lisible.
Elle n’enlève rien à son importance. Le Nouvel Économiste rappelait récemment le contraste entre l’image viticole de la Gironde et le poids réel de l’aéronautique locale. La comparaison mérite d’être maniée avec prudence, car les filières n’ont ni les mêmes modèles économiques ni les mêmes territoires. Mais elle met en lumière une réalité : le vin façonne la réputation mondiale de Bordeaux ; l’industrie aéronautique façonne une part essentielle de sa puissance productive.
Cette industrie est moins visible pour les touristes, mais elle est décisive pour de nombreux emplois et pour la capacité d’exportation régionale.
Les défis à venir : décarboner sans désindustrialiser
L’aéronautique entre dans une période de transformation. L’industrie doit réduire son empreinte environnementale, tout en poursuivant ses activités et en préservant ses emplois. Aucun levier unique ne suffira.
Les progrès attendus concernent notamment :
- les gains d’efficacité énergétique des appareils ;
- les nouveaux matériaux et l’allègement des structures ;
- l’optimisation des opérations aériennes ;
- le développement des carburants d’aviation durables ;
- l’électrification ou l’hybridation pour certains usages ;
- la maintenance prédictive ;
- la réduction des déchets industriels ;
- la modernisation des procédés de production.
Pour Mérignac, cette mutation est une contrainte autant qu’une occasion. Le territoire possède des compétences en matériaux, batteries, électronique, systèmes embarqués, défense et innovation industrielle. Il peut donc contribuer à la prochaine phase technologique de l’aéronautique.
Mais la transition exigera des arbitrages. Les salariés devront être accompagnés dans l’évolution de leurs métiers. Les PME devront pouvoir financer leurs investissements. Les grands donneurs d’ordre devront sécuriser leur chaîne d’approvisionnement. Et les collectivités devront maintenir les conditions d’accueil nécessaires : mobilité, logement, foncier industriel et formation.
La compétitivité de demain ne dépendra pas seulement de la capacité à produire. Elle dépendra de la capacité à produire plus proprement, plus efficacement et avec des compétences mieux adaptées.
À retenir
- Mérignac est l’un des principaux pôles aéronautiques, spatiaux et de défense de France, même si sa notoriété reste inférieure à celle de Toulouse.
- Le site de Dassault Aviation y assemble et livre notamment des Rafale et des Falcon.
- La présence de Thales, de la base aérienne 106, de l’aéroport et d’un vaste tissu de sous-traitants renforce la dimension stratégique du territoire.
- Mérignac s’inscrit dans l’écosystème plus large de Bordeaux Aéroparc, avec Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles et Martignas-sur-Jalle.
- Le bassin girondin se distingue par son orientation vers la défense, l’aviation d’affaires, les systèmes embarqués, la propulsion et les technologies spatiales.
- Les principaux défis sont le recrutement, la formation, la décarbonation, l’investissement et la souveraineté industrielle.
- L’aéronautique locale offre des métiers variés, bien au-delà des seuls postes d’ingénieurs ou de pilotes.
FAQ
Pourquoi Mérignac est-elle importante pour l’aéronautique française ?
Mérignac accueille des sites industriels majeurs, notamment Dassault Aviation et Thales, ainsi que l’aéroport de Bordeaux-Mérignac et la base aérienne 106. Elle constitue le centre d’un bassin plus large dédié à l’aéronautique, au spatial et à la défense.
Quels avions sont fabriqués ou assemblés à Mérignac ?
Le site de Dassault Aviation à Mérignac est notamment associé à l’assemblage final et à la livraison d’avions militaires Rafale et d’avions d’affaires Falcon.
Qu’est-ce que Bordeaux Aéroparc ?
Bordeaux Aéroparc est un territoire industriel et d’innovation lié à l’aéronautique, au spatial et à la défense. Il couvre notamment Mérignac, Le Haillan, Saint-Médard-en-Jalles et Martignas-sur-Jalle.
L’aéronautique représente-t-elle beaucoup d’emplois en Gironde ?
Oui. Les sources institutionnelles locales décrivent la filière comme l’un des principaux pôles industriels de la métropole bordelaise et de la Gironde. Les volumes précis varient selon le périmètre retenu — commune, métropole, département ou région — mais l’enjeu en emplois directs et indirects est majeur.
Quels métiers recrutent dans l’aéronautique à Mérignac ?
Le secteur recherche des profils très divers : techniciens de maintenance, ajusteurs-monteurs, chaudronniers, ingénieurs, spécialistes de l’électronique, experts cybersécurité, professionnels de la qualité, logisticiens, data analysts et chefs de projet.
L’aéronautique de Mérignac est-elle uniquement militaire ?
Non. Le territoire combine des activités de défense avec l’aviation d’affaires, des activités aéroportuaires, de la maintenance, de l’électronique embarquée, du spatial et des services industriels spécialisés.
Conclusion
Mérignac ne possède peut-être pas la visibilité de Toulouse dans l’imaginaire aéronautique français. Pourtant, son poids industriel est loin d’être secondaire. À travers Dassault Aviation, Thales, la base aérienne, l’aéroport et le réseau d’entreprises qui gravitent autour de Bordeaux Aéroparc, la commune participe à des programmes décisifs pour l’aviation civile, la défense et le spatial.
Son principal atout réside dans cette combinaison rare : une industrie enracinée depuis plusieurs décennies, des grands donneurs d’ordre, des compétences techniques pointues et un environnement métropolitain capable d’attirer des talents.
Reste à relever l’épreuve la plus délicate : assurer le renouvellement des compétences et la transition environnementale sans perdre la substance industrielle du territoire. Car dans l’ombre des vignobles et des cartes postales bordelaises, Mérignac n’est pas seulement un aéroport. C’est l’un des lieux où se fabrique une part de l’autonomie aéronautique française.
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